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Science Ouverte, faire sauter les verrous !

Les étudiant.e.s du Master Management et Valorisation de l’Information Numérique (MaVINum)  sont fier.e.s de vous présenter le second numéro du magazine Didak’TIC qui a pour objet le thème de la Science Ouverte. Ce numéro est disponible en intégralité sur le site Web du magazine (didaktic.fr) et sera très prochainement disponible à la BU Lettres.

 

La Science Ouverte, qu’est-ce que c’est ?

Après un premier numéro sur le Big Data, le sujet choisi cette année est encore une fois un sujet d’actualité. Un Plan national pour la Science Ouverte a été dévoilé le 4 juillet dernier par la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal. Construire une Science Ouverte, c’est faire en sorte que les publications scientifiques et les données de la recherche soient ouvertes « à tous, chercheurs, entreprises et citoyens, sans entrave, sans délai, sans paiement » (Plan pour une Science Ouverte). Les retombées seront positives tant pour la recherche et les chercheurs que pour la société toute entière. Mais les obstacles à surmonter sont encore nombreux.

 

En quoi la Science Ouverte me concerne ?

Les enjeux pour la Recherche sont à la fois  politiques, économiques, épistémologiques et techniques, et concernent les étudiants de master recherche, les doctorants, les enseignants-chercheurs quelles que soient leurs disciplines. La science ouverte est un mouvement mondial qui englobe le mouvement du libre accès aux publications scientifiques et et le mouvement plus récent de l’ouverture des données de la recherche. Des mesures politiques, juridiques et institutionnelles fortes ont déjà été prises en France et dans certains pays européens mais la réalisation de cet idéal ne pourra passer que par une prise de conscience massive en particulier chez les chercheurs de lettres et SHS qui sont en retard dans ce domaine par rapport aux chercheurs d’autres disciplines.

 

Pourquoi avoir choisi ce thème ?

En tant que professionnels de l’information et de la documentation, notre rôle est de former et d’accompagner les chercheurs, y compris dans les aspects techniques de la mise en œuvre de l’open access et de l’open research data(participation à la définition des politiques des établissements en matière d’open access et d’ouverture des données de la recherche, accompagnement des chercheurs pour le dépôt de leurs publications dans les archives ouvertes, aide dans la mise en place d’un Plan de gestion des données (ou Data Management Plan), suivi bibliométrique, numérisation et indexation des corpus, maintenance des entrepôts institutionnels …

 

Ce second numéro intitulé « Les clés de la Science Ouverte »  revient rapidement sur la définition de l’information scientifique et technique (IST) et sur des acteurs de l’IST encore trop souvent méconnus : les URFIST.

 

 Ensuite, nous proposons un dossier qui revient sur les principaux enjeux de l’Open Access. L’Open Access, en ce qui concerne les publications des chercheurs, n’est plus à présenter et est aujourd’hui bien installé dans le paysage de la recherche française, notamment avec HAL qui compte parmi les principaux réservoirs mondiaux de contenu IST , et avec l’émergence de nouveaux modèles de publication comme les épi-revues. En 2016, l’article 30 de la loi pour une République numérique est venu renforcer la dynamique de l’Open Access en France, inscrivant dans la loi les recommandations de l’Union européenne en la matière. Cependant, même si le modèle encore prépondérant de l’abonnement est en déclin, les grands éditeurs commerciaux ont plus d’un tour dans leur sac et ne sont pas prêts de dire adieux à leurs profits colossaux ! En effet, ceux-ci investissent depuis quelques années la voie dorée en proposant un modèle économique auteur-payeur très lucratif que nous détaillerons.

 

 Notre deuxième dossier est centré sur les données de la recherche (page 39). Celles-ci ont pendant longtemps été négligées et ce n’est que récemment que l’on a pris la mesure de leur valeur pour la science. Leur préservation, leur gestion, leur partage et leur réutilisation constituent un nouvel axe de l’Open Access. Il est essentiel d’éviter que le phénomène d’accaparement des publications scientifiques par les éditeurs ne se reproduisent avec les données de la recherche. En France, la loi pour une République numérique a donc cherché à les protéger de l’avidité des grands éditeurs commerciaux. La diffusion et la réutilisation des données de la recherche ouvrent des perspectives nouvelles à la science et viennent modifier en profondeur les pratiques des chercheurs qui ont besoin d’être accompagnés.

 

Sonia SALAMI et Constance PICQUE.

(*Retrouvez tous les éditoriaux et les anciens numéros)

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